En 2026, un changement majeur se profile pour votre épargne. Avec la hausse de la CSG sur certains placements, votre portefeuille pourrait perdre gros… ou être totalement épargné, selon les choix que vous avez faits. Quels produits vont souffrir ? Lesquels sont protégés ? On vous explique tout.
Une hausse de la CSG ciblée dès 2026
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, adopté à l’Assemblée nationale, prévoit une mesure marquante : la hausse du taux de la CSG sur certains revenus du capital. Plus précisément, ce taux passera de 9,2 % à 10,6 % l’an prochain.
Pourquoi cette augmentation ? Le but est clair : renforcer le financement des EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), via une nouvelle contribution financière pour l’autonomie (CFA). Face à une population vieillissante et à un secteur médico-social en tension, l’État cherche de nouvelles sources de financement.
Quels placements vont être touchés ?
Tous les produits d’épargne ne sont pas logés à la même enseigne. La hausse de la CSG va frapper en priorité les revenus tirés des placements non réglementés. Voici la liste des placements concernés :
- Comptes à terme : les intérêts générés seront plus lourdement taxés.
- Livrets bancaires ordinaires : comme les super livrets, qui ne bénéficient d’aucun avantage fiscal.
- Comptes courants rémunérés : peu courants, mais soumis à la hausse.
- Comptes titres : dividendes, plus-values mobilières, tout y passe.
- Plans d’épargne en actions (PEA) : souvent utilisés pour investir en Bourse.
- Épargne salariale : comme les PEE (plans d’épargne entreprise), lorsqu’elle est débloquée.
Autrement dit, si votre épargne est investie dans des produits financiers dynamiques ou des formules d’investissement en actions, attendez-vous à une fiscalité plus lourde à partir de 2026.
Quel impact concret sur la fiscalité ?
Avec cette hausse, l’ensemble des prélèvements sociaux augmentera sur les placements concernés. Pour les contribuables soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) – soit 12,8 % d’impôt sur le revenu + prélèvements sociaux – le taux global passera de 30 % à 31,4 %.
Cela peut sembler minime, mais sur des revenus importants ou répétés, l’impact devient vite significatif. Une raison de plus pour revoir sa stratégie d’épargne.
Bonne nouvelle : plusieurs produits restent protégés
Heureusement, certains placements sont totalement épargnés par cette mesure. Il s’agit principalement des produits réglementés ou populaires, destinés aux ménages modestes. Voici ceux qui garderont leur fiscalité actuelle :
- Assurance vie : tous contrats, quelle que soit leur durée.
- Plans d’épargne logement (PEL) : y compris les primes d’État.
- Plans d’épargne populaire (PEP).
- Revenus fonciers : loyers des biens loués, meublés ou non.
- Plus-values immobilières : liées à la vente de biens immobiliers.
- Livrets réglementés :
- Livret A : totalement exonéré de fiscalité.
- LDDS (Livret de développement durable et solidaire).
- LEP (Livret d’épargne populaire).
Ces produits conservent un taux de CSG à 9,2 %, voire une exonération totale (comme le Livret A). Ils représentent donc une option à privilégier dans une période de pression fiscale accrue.
Une logique sociale assumée par le gouvernement
Ce choix fiscal n’est pas un hasard. En augmentant la CSG uniquement sur certains produits, le gouvernement veut protéger l’épargne populaire, souvent utilisée par les ménages modestes, et faire contribuer davantage les épargnants aux revenus financiers plus élevés.
C’est aussi une stratégie pour éviter de provoquer un rejet massif de la mesure. Ce type de distinction avait déjà été fait lors de précédentes réformes fiscales, avec une logique claire : équilibre budgétaire sans pénaliser les plus fragiles.
Faut-il réorienter son épargne ?
Avec cette nouvelle donne, il peut être pertinent de revoir la répartition de vos placements. Si une part importante de votre épargne repose sur des produits désormais surtaxés, envisagez de transférer une partie vers les placements réglementés ou l’assurance vie, toujours préservés pour l’instant.
Même si les rendements sont parfois moindres, ils peuvent s’avérer plus avantageux net d’impôts. En 2026, la fiscalité redevient un élément clé de tout choix d’épargne intelligent.
Ce qu’il faut retenir
À partir de 2026, la CSG passe de 9,2 % à 10,6 % sur de nombreux placements :
- Comptes à terme, livrets ordinaires, comptes titres.
- PEA et PEE.
- Comptes courants rémunérés.
Mais d’autres produits conservent leur régime actuel :
- Contrats d’assurance vie.
- PEL, PEP, revenus fonciers.
- Livret A, LDDS, LEP.
En résumé, si vous voulez éviter une mauvaise surprise fiscale, anticipez ces changements dès aujourd’hui. Votre épargne vous dira merci.












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