Vous pensez que votre code PIN est sûr ? Détrompez-vous. Des milliers d’utilisateurs continuent d’utiliser des combinaisons facilement devinables. En cas de perte ou de vol de carte bancaire, ces codes faibles deviennent une porte grande ouverte à la fraude. Alors, comment choisir un code à la fois simple à retenir et difficile à deviner ?
Les codes PIN les plus courants (et les plus risqués)
Certains codes reviennent encore et encore. Pourquoi ? Parce qu’ils sont logiques, faciles à mémoriser… et donc aussi les premiers testés par les voleurs et les automates de piratage.
Voici une liste des codes PIN les plus fréquemment utilisés (et donc à éviter absolument) :
- 1234 : utilisé par environ 10 % des utilisateurs !
- 0000
- 1111
- 1212
- 7777
- 1004
- 2000
- 4444
- 2222
- 6969 : étonnamment populaire
La plupart de ces codes ont un motif simple, un chiffre répété ou une séquence logique. Ils sont donc extrêmement prédictibles.
Pourquoi ces codes sont-ils si faciles à deviner ?
Les criminels n’ont pas besoin de deviner au hasard. Ils utilisent des bases de données contenant des centaines de codes PIN les plus utilisés par les gens. Un voleur peut donc tenter ces combinaisons avant un blocage automatique.
D’après des experts en cybersécurité, un code PIN à 4 chiffres classique n’offre que 10 000 combinaisons possibles. Mais si vous utilisez l’un des 20 codes les plus populaires, le risque augmente fortement.
Comment créer un bon code PIN ?
Un bon code PIN doit être personnel, unique et difficile à deviner. Voici quelques conseils concrets pour vous orienter :
- Évitez les dates de naissance, même celles de vos proches. Elles sont souvent faciles à retrouver.
- Ne suivez pas de motifs sur le clavier, comme 2580 (les chiffres de la colonne centrale).
- Mélangez des chiffres sans lien apparent pour former une séquence peu intuitive.
- N’utilisez pas de chiffres répétés (ex : 9999) ou séquences évidentes (1234, 4321).
- Changez votre code régulièrement, au moins une fois par an.
Une astuce utile : pensez à une phrase mnémotechnique. Par exemple, “Mon Chat Gris Dors Beaucoup” peut devenir 6242 si vous attribuez un chiffre à chaque mot selon un système personnel.
Et pour les cartes à 6 chiffres ?
Certains établissements demandent des codes PIN à 6 chiffres. Cela augmente grandement la sécurité, passant de 10 000 à 1 000 000 de combinaisons possibles !
Les mêmes règles s’appliquent, mais vous pouvez aller plus loin :
- Créez une règle personnelle (ex : alterner pair/impair, ou chiffres multiples).
- Utilisez un code inspiré d’un souvenir fort, mais codé de manière unique.
Par exemple, l’année où vous avez eu votre premier emploi (ex : 2015) + deux chiffres codés selon un système personnel vous donne un code plus robuste.
Faut-il mémoriser ou écrire ?
Ne notez jamais votre code PIN sur un papier glissé dans votre portefeuille ou dans votre téléphone, même masqué. En cas de vol, ces indices suffisent souvent à percer votre sécurité.
Si vous avez du mal à retenir votre code, entraînez-vous régulièrement à le taper. L’automatisme remplacera vite l’oubli.
En cas de doute : changez-le
Vous avez utilisé le même code pendant cinq ans ? Il est peut-être temps de le modifier. Surtout si vous l’avez donné à quelqu’un par commodité, ou s’il est lié à une info personnelle (date, numéro de rue, etc.).
Changer votre code PIN prend quelques minutes, mais peut éviter des semaines de stress en cas de fraude.
Conclusion : un petit code, un grand impact
Ce petit numéro que vous tapez sans y penser peut faire toute la différence en cas de problème. Choisissez-le avec soin, changez-le périodiquement, et gardez-le confidentiel.
La sécurité de votre carte bancaire commence par vous. Et tout commence par un simple code bien choisi.












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